En faisant adieux à 2018, Salut à Eve l’égyptienne

Walaa Al-Assrah Samedi 29 Décembre 2018-15:35:52 Femme
En faisant adieux à 2018, Salut à Eve l’égyptienne
En faisant adieux à 2018, Salut à Eve l’égyptienne

La femme égyptienne a pu enregistrer son nom avec des lettres d’or  depuis l’aube de l’Histoire.

Elle était l’impératrice de la plus grande civilisation. Sa photo était sculptée sur les murs des musées assise à côté de son mari. La femme au temps de l’Egypte ancienne, on a longtemps gardé l’image impériale et grandiose. Non seulement les exemples de femmes hautes fonctionnaires n’étaient pas si rares, mais, mieux encore, certaines femmes ont occupé la fonction suprême, celle de pharaon, à l’instar des célèbres Hatshepsout et Cléopâtre VII.

Sans compter les grandes épouses royales, telles Néfertari ou Néfertiti, qui ont disposé d’une influence considérable sur les plans politique et diplomatique, auprès de leurs époux respectifs, les rois Ramsès II et Akhenaton.

Dans sa famille, elle a été toujours un fort support pour ses enfants sur lequel ils s’appuient  pour procéder dans leur difficile trajet.

Baheya dans toutes ses images représentait un symbole fidèle à sa patrie. Elle était une gardienne pour sa patrie et une défenseuse du patrimoine.

Vient alors la Révolution du 30 juin pour changer la carte de la femme dans la société et lui rend sa dignité et ses droits perdus. Cette révolution  qui a brisé les tabous, un bond sans précédent pour les acquis de la femme.

Des femmes misérables à la rencontre du Président

Nahmedo, Sissa, Mona, Marwa et hajja Zeinab, toutes  ce sont des exemples de femmes misérables et combattantes à la fois. Elle a pu entrer le palais présidentiel  pour être honoré de la part du Président de la République.

La fille du Tricycle, Marwa un modèle à suivre

La semaine dernière, dans un geste humain, le Président Abdel Fattah Al Sissi a reçu Marwa El Abd, originaire du village  El Ba’airat à Louxor  connue sous le nom de la fille du Tricycle. Durant la rencontre, le Raïs a exprimé sa fierté et son admiration de la persévérance et de la lutte de Marwa pour améliorer le niveau de vie de sa famille. Et comment elle n’a pas eu honte de son travail pour épauler son père, un gardien, dans leurs difficiles conditions de vie.

En la rencontrant, Al Sissi lui a dit «  tu es l’objet de fierté de toutes les filles ». « Tu as pu transmettre un message de lutte  et de combat à toute la société ». a martelé le Président dans un geste pleine de tendresse. Quant à elle, elle n’a cessé d’exprimer sa joie d’avoir rencontré le  Président de la République.

« La rencontre avec le Président a honoré mon long trajet plein de souffrances et de peines. C’était pour moi un encouragement pour poursuivre mon travail afin de garantir à ma famille un niveau de vie aisée.

Cette jeune fille âgée d’une vingtaine d’années serait la future invitée de la conférence des jeunes parce qu’elle est un modèle à suivre pour les jeunes d’Egypte.

Dans des déclarations faites à la presse, Marwa a déclaré que le Président lui a dit que tu es un modèle à suivre et tu as pu rehausser haut la tête de l’Egypte. En lui demandant de dire ce qu’elle veut, elle a répondu au Raïs que sa rencontre était pour elle un rêve et elle ne veut rien.

Le Président lui a promis de lui donner un appartement pour lui assurer un niveau de vie considérable avec sa famille. « Tu mérites que tous tes rêves soient réalisés. » a terminé le chef de l’Etat sa rencontre avec Marwa

Hajja Sissa

Sissa Abou Daooh a enflammé les réseaux sociaux égyptiens. La fièvre médiatique risque de perdurer. Son exploit ? Elle s’est déguisée en homme pendant 43 ans pour nourrir sa famille.

Son histoire a ému les Egyptiens, le président a tenu à la décorer lui-même pour son courage. Sissa Abou Daooh s’est habillée en homme pendant 43 ans pour nourrir sa famille. Par peur de harcèlement, de violence à son encontre, la paysanne de 64 ans s’est travestie en homme, sans jamais avoir été prise à défaut. Elle a fait diverses tâches : confection de briques, «homme à tout faire» dans les champs. Quand sa santé a commencé à décliner, elle s’est spécialisée dans le cirage de chaussures. A la mort de son mari en 1972, alors qu’elle était enceinte de sa fille, elle décide de prendre son destin en main dans une société conservatrice où les veuves vivent de charité.

«J'avais coupé mes cheveux. J'ai commencé à porter la galabeya (longue tunique traditionnelle portée par certains Egyptiens), un turban et des chaussures d'homme pour chercher du  travail, c'était dur de trouver pour une femme», témoigne-t-elle. Issue d’une famille très modeste près de Louxor, dans le sud rural et pauvre de l’Egypte, Sissa Abou Daooh refuse la charité.

Son cas est arrivé aux oreilles du président Al-Sissi qui a tenu à la décorer lui-même le 22 mars 2015 comme «Mère travailleuse exemplaire», au lendemain de la «Fête des mères», une institution en Egypte. Elle est venue dans sa tenue d’homme pour recevoir des mains du chef de l’Etat 50 000 livres égyptiennes.

La femme au chariot

Mona ne savait pas  que la photo  circulée sur le Facebook sera la cause de sa rencontre avec le Président Al Sissi. Mona connue par la fille au chariot a rencontré le chef de l’Etat à El Itihadiya .Le président Abdel Fattah Al Sissi a décerné à la "Femme au chariot", Mme Mona El Sayed, le prix exceptionnel de l'Innovation annuelle lors du 1er Forum des jeunes. Il lui a offert un appartement à El Mandara à Alexandrie et une voiture. En plus d’une somme de 100000LE et un pèlerinage offert par un homme d’affaires. Mme Mona El Sayed a exprimé ses remerciements au président Al Sissi souhaitant progrès et prospérité aux Egyptiens

Hajja Zeinab

Toujours la femme égyptienne a été la source de dons sans frais, hajja Zeinab âgé de 90 ans  s’est sacrifié tout ce qu’elle possède dans sa vie : ses boucles d’oreilles en or. Sans réfléchir de ce que lui cache le destin de surprises. En réponse à l’appel lancé par le Président Al Sissi du soutien des Egyptiens à leur pays. Elle a été accueillie à l’égard de l’accueil des présidents et des rois. Le Président a embrassé ses mains et sa tête en guise d’estime de ses sacrifices en faveur de son pays, l’Egypte.

La femme égyptienne a pu entraver beaucoup d’obstacles  sur les niveaux personnels et professionnels. Non seulement, elle a pu défier toutes les difficiles circonstances stoppant son développement. Avec intelligence  et une volonté de fer, elle a pu améliorer son statut et a pu passer vers le bon port.

Depuis la Révolution du 25 janvier jusqu’à nos jours, Eve a pu prouver  son aptitude à surmonter les moments difficiles dont souffrait le pays à ce temps là.

Dr Suzanne Abou Raya, professeur de Sociologie et l’ex doyenne de la Faculté des Lettres Université de Helouan explique que la femme a pu envahir tous les domaines, elle s’est battue pour acquérir ses droits. « Les jeunes filles (15-18 ans) d’aujourd’hui sont moins de 5% à s’imaginer femmes aux foyers. 82% d’entre elles aspirent à des professions où l’indépendance d’esprit est importante : artiste, chef d’entreprise ou profession libérale ». ajoute Dr suzanne

«  Elle était audacieuse et déterminée à travailler dans tous les domaines. Pour la première fois, on voyait la femme, un chauffeur de taxi, elle travaillait dans les travaux de construction. Avec insistance  et courage, elle a pu accéder à des postes clés. On voit la femme aujourd’hui, cheffe de projets d’industries manuelles ce que lui a permis par la suite son autonomisation sur le plan économique et concurrentielle sur le marché. La femme égyptienne est patiente, persévérante et ambitieuse, c'est un fort support pour sa famille et veut tout faire pour aider son mari à la vie.

Quant au Dr Nadia Radwane, professeur de sociologie à l’Université de Port Saïd, malgré les difficiles circonstances, la femme a pu surmonter plusieurs obstacles et n’a pas cédé son rôle à n’importe qui.

Certains experts disent que la femme égyptienne  a pu prouver qu’elle est la colonne vertébrale  et le véritable moteur pour la vie. Elle a défie les traditions et les coutumes  pour transmettre un message clair et net aux jeunes générations que si je veux je peux. On peut toujours vaincre l’impossible et n’importe quel projet grandiose n’est que la concrétisation d’un simple rêve.

Dr Gamal Freuz, psychiatre explique que la femme est le noyau de n’importe quel projet. Elle est la base de n’importe quelle renaissance. Aujourd’hui, nous pouvons voir la femme fière d’elle-même à cause de l’appui de la direction politique.

Pour sa part, Dr Inchad Ezzdine, professeur de sociologie, Université de Menoufiya explique que la femme tout au long des siècles était pionnière dans le domaine des industries manuelles. Tout à fait au début, elle travaillait ses travaux à son domicile et elle l’a vendu. Ensuite, elle a évolué son travail  et a augmenté son revenu jusqu’à ce que les industries manuelles aujourd’hui  est devenue une partie intégrante de notre vie et  notre culture.

Des pourcentages à retenir

41%                 Le taux de femmes participantes aux élections

39 .7                Le plus haut taux de travail des femmes en 2017

15 .9%             Le taux d’accès de la femme à des postes clés.

19.1%              Des femmes membres au corps diplomatique et consulaire jusqu’à 2010.

84.7%              Le taux des femmes qui travaillent un travail permanent.

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